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Sesame Autisme Rhône-Alpes

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Le dispositif Passerelle PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Annick TABET   

Créé par l’association Loi 1901 "EMCDys", ce dispositif est né en 2017 au sein du réseau de santé Dys/10. Depuis plus de 12 ans, cette association prend en charge des enfants « dys », scolarisés en milieu ordinaire, pour un accompagnement coordonné de soins, de rééducations, durant 2 ans.

Parmi les enfants accompagnés par le réseau Dys/10, un certain nombre présente aussi des troubles du spectre de l’autisme, ce qui a motivé la création de Passerelle. Sésame Autisme est membre du Comité de Pilotage de ce dispositif qui regroupe 120 professionnels en statut d’exercice libéral.

Passerelle a été récemment présenté aux professionnels de sant

Une conférence s’est tenue le jeudi 16 novembre 2017 pour présenter le nouveau dispositif Passerelle aux professionnels de santé : orthophonistes, psychothérapeutes, ergothérapeutes, pédiatres,  médecins, infirmières etc…

Le dispositif Passerelle propose un accompagnement thérapeutique pour une période de 3 ans. Il s'adresse à des enfants/adolescents, scolarisés, qui présentent un trouble du spectre de l’autisme.

Passerelle a l’objectif de renforcer leur parcours scolaire en l’adaptant. L’enfant doit être adressé par un médecin ou un professionnel de santé. Un référent est désigné pour chaque enfant pour assurer l’articulation avec l’équipe pédagogique de l’établissement où l’enfant est scolarisé.

Cet accompagnement est conçu en complément, en attente, en relais, d’une place en CMPP, en SESSAD autisme, en IME..

Un plan d’interventions pluridisciplinaires et coordonnées est établi pour chaque enfant ainsi qu’une guidance familiale.           

L’ARS finance ce dispositif : la coordination des soins, qui demande beaucoup de temps de professionnels, est rémunérée, ainsi qu’à titre dérogatoire, les prestations sans « nomenclature », qui ne sont donc pas remboursés ordinairement par la Sécurité Sociale, comme la psychomotricité, l’ergothérapie, les bilans divers…

3 professionnels ont exposé la manière de pratiquer leur travail au sein du dispositif Passerelle.

Laurianne Venin Consol, orthophoniste, insiste sur la structuration de l’espace et du temps et avoue qu’il faut déployer beaucoup d’énergie et d’inventivité avec les jeunes autistes car peu d’outils spécifiques sont à disposition ;  elle cite le VBMAPP, un des rares outils traduits en français.

Etienne Liège, psychomotricien, a choisi de parler de la régulation des émotions : il travaille à développer le « savoir-être émotionnel » chez l’enfant, qui passe par 3 étapes : lui faire expérimenter les émotions, l’apaiser émotionnellement et rechercher pour lui «l’ajustement tonico -émotionnel».

Samia Languinaire, ergothérapeute, après avoir évalué les capacités/incapacités, les praxies, le niveau d’indépendance fonctionnelle de l’enfant, développe une approche qui consiste à rééduquer et à réadapter. Elle met en place, par exemple, l’outil ordinateur, les bandes de séquençage pour certaines activités, propose un programme d’exercices sensoriels, comme s’entrainer à porter des choses un peu lourdes afin de préparer l’arrivée de l’enfant dans une cantine avec self où il devra porter seul son plateau repas …  

Les aspects positifs du dispositif « Passerelle » 

Pour l’enfant : les échanges entre professionnels sur les axes travaillés par chacun avec lui, les transmissions d’informations entre l’école, la famille, les praticiens, favorisent réellement la généralisation des acquis pour cet enfant, lorsqu’il passe de la séance de rééducation à son milieu naturel, scolaire ou familial et les progrès sont notables.

Pour la famille : l’assurance d’un suivi pluridisciplinaire de soins référencés et validés pour l’enfant en lien avec le milieu scolaire, la coordination et le financement des interventions, la guidance qui lui est proposée sont des éléments très favorables pour l’aider à surmonter les difficultés de son enfant.

Pour les professionnels : travailler en réseau évite de s’enfermer dans sa pratique et de se retrouver seul face à la problématique de l’autisme. Les professionnels reçoivent par ailleurs une formation sur l’autisme par le Centre Ressources Autisme (CRA RA), partenaire du dispositif.

Le professeur Pierre Fourneret, pédopsychiatre, qui préside l’association EMCDys  a conclu la soirée en rappelant que le Plan National de Santé de l’enfant et de l’adolescent, à paraitre prochainement, se déclinera sur 4 axes : la guidance familiale, le renforcement de la scolarité, le repérage précoce des troubles des apprentissages et autres troubles, la nécessité de s’ajuster et d’innover.

Cela, nous l’avons constaté, correspond vraiment aux objectifs de ce dispositif . 

Mise à jour le Dimanche, 26 Novembre 2017 16:49